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le 25 sept. 2011
SuivreLa fidélité
Sacha Guitry a un goût prononcé pour l'infidélité, surtout féminine je dirais, après les deux films que je viens de voir (celle-ci et "Mon père avait raison"). Bien sûr les hommes ne sont pas en...
Comme souvent chez Guitry, Quadrille fut au départ une pièce de théatre, adapté au cinéma parait-il à l'identique (et qui a été tourné au moment où la pièce se jouait, et avec les mêmes acteurs !). Et comme souvent, ça tourne autour du marivaudage, et de quiproquos pour un résultat que j'ai trouvé jouissif en diable.
C'est l'histoire d'une vedette américaine arrivant en France qui rencontre une actrice française, laquelle lui donne un faux nom, qui est celui de sa meilleure amie, laquelle est la maitresse du journaliste censé interviewer l'acteur. Le titre est fort à propos, dans le sens où c'est chorégraphié comme un bal où le couple de partenaires passe de l'un à l'autre sans anicroches.
De plus, Guitry est cette fois un peu plus en retrait, pour laisser la place à une excellente Jacqueline Delubac (avec qui il était marié à ce moment-là) et la non moins pétillante Gaby Morlay. A noter qu'on voit aussi Pauline Carton qui joue la femme de chambre et Georges Grey qui s'amuse à créer un faux accent américain alors qu'il est français de pure souche !
Je suis très amateur du cinéma de Guitry par la liberté de ton qu'il propose ; il parle quand même de tromperies, de coucheries, ce qui reste toujours fort dans les années 1930. L'origine théâtrale est tour de même là, du fait de l'absence (à 99%) d'extérieurs, mais la réalisation reste suffisamment dynamique.
Et il y a toujours les bons mots du réalisateur, dont celui-ci que j'aime beaucoup ; Quand on a vingt ans de plus qu'une femme, c'est elle qui vous épouse.
Au final, Quadrille est une très belle réussite, d'une grande fraicheur d'âme, et d'un rythme qu'on aimerait bien voir encore, quatre-vingt ans plus tard. D'ailleurs, cette pièce fut tellement marquante que, soixante ans plus tard, Valérie Lemercier en a réalisé un remake...
Créée
le 15 janv. 2017
Critique lue 534 fois
7
le 25 sept. 2011
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