"Wakamatsu m'assène un second coup dans l'estomac, histoire de me prendre au trip." - Moi.
Encore une fois sa démarche artistique jusqu'au boutiste et engagée, lui sert à nous mettre mal à l'aise.
Dans un lieu où l'on aura besoin d'air, il installe son film, assez sournoisement et avec principalement, seulement, deux acteurs.
De nouveau, il joue avec la matière sur la pellicule, y imprime un beau noir et blanc, tantôt sombre, tantôt lumineux tout en passant de l'obscur au surexposé.
En surimpression, il illustre les névroses du protagoniste principal. Oui héros ça me parait assez surréaliste employé dans ce cas.
Son film est court, mais juste assez bien développé pour y placer des doutes, des réflexions, qui doivent, peuvent, nous interpeller.
Sur la fatalité d'être né et son inconvénient, sur les rapports de force, sur le plaisir.
À ce sujet, la SNCF avait bien tenté d'apporter une réponse, mais peut-être que je m'égare...
Toujours est il que notre homme est quelque peu tourmenté par des névroses qui lui rongent le scrotum. Et le temps d'une étrange relation à sens unique, nous allons les explorer.
C'est peut-être encore trop tôt, pour moi, mais j'ai retrouvé une façon de filmer qui me parait "propre" à Wakamatsu.
Pendant l'acte sexuel, il y a ce soucis de filmer les visages, d'une bien belle façon.
Ici encore on est enfermé, mais sans la pseudo liberté qu'offrait le ciel dans Va, va, vierge pour la deuxième fois.
On y vois des fulgurances comme ce passage où les rôles sont inversés.
C'est assez beau.
C'est assez dérangeant.
La mort est elle une délivrance, ou un moyen de se délivrer?
Sinon y'a un oubli de taille, immanquable.
Franchement 7 c'est un peu peu. À quand des notes à décimales?
7.69...
passons à 8 ça sera plus simple.