Premier long-métrage réalisé par Tina Romero, Queens of the Dead reprend les bases de ce pour quoi son père est affectueusement célébré et les détourne dans un style propre, distinct. Elle est indéniablement une Romero dans sa manière de filmer, mais on ne confondrait jamais Queens of the Dead avec l’œuvre de son père. Son approche esthétique est rarement à la hauteur de ses clins d’œil au camp comme principe directeur ou de ses thèmes lourds (sauf, peut-être, dans un dernier acte étonnamment déchaîné), mais ses fondations esthétiques fragiles sont soutenues par des personnages remarquablement bien construits.