Malgré son ensemble de détours scénaristiques manquant cruellement d'impacts, en pensant particulièrement à cette romance sans grande chute, Qui brille au combat ne laisse jamais vraiment indifférent face à son sujet profondément cruel : les maladies génétiques face auxquelles on ne peut rien. Se forge alors une œuvre bénéficiant du regard réaliste de Joséphine Japy sur le syndrome de Phelan-McDermid, plaçant les aidants dans une impasse sociale autant que les soignants dans une errance médicale profonde. Malgré toutes les difficultés, rien ne peut faire faillir l'amour d'une famille pour son apparenté en situation de handicap : la détermination de l'entourage de Bertille prête à un immense sentiment d'empathie, peut-être même dépassé par celui d'admiration.
Affronter le regard méprisant de ceux ne connaissant rien aux maladies et handicaps ne devrait plus être un combat supplémentaire : ces jugements interminables doivent cesser, et ce produit cinématographique est une bonne arme pour affronter ces préjugés asphyxiants.