Un film social dans la veine naturaliste, qui esquisse le portrait d'un trentenaire un peu paumé, et montre bien la difficulté pour un jeune de cité d'endosser un rôle symbole d'autorité (ici un job de vigile), notamment dans le regard méprisant des "petits frères" désoeuvrés.
Ce premier film qui va à l'essentiel (1h20 générique compris) se laisse regarder sans mal, mais s'avère bien trop plat et anecdotique pour marquer les esprits.
Heureusement, la présence de Reda Kateb dans le rôle principal apporte une vraie valeur ajoutée, de même que celle d'Adèle Exarchopoulos, à un degré moindre : d'ailleurs il est dommage que son personnage soit aussi peu étoffé et finalement aussi peu présent à l'écran.
Concrètement, "Qui vive" se perd un peu entre ses différentes tonalités (social, romance, polar), mais au moins Marianne Tardieu a le mérite d'éviter tout manichéisme, à l'image de l'employeur finalement pas si véreux qu'on aurait pu le penser.
Il faut en outre souligner la qualité de la discrète mais mélodieuse bande originale electro, signée Sayem, qui marche dans les pas de Para One voire Zombie Zombie.