Un petit polar typique des familles, de sous le boisseau avec Pépé Vanel dans le rôle d’un repris de justice fraîchement évadé qui n’hésite pas à dessouder à tout va ! non pas qu’on le voit tellement cela dit, car l’on suit ici surtout les flics à sa recherche, et notamment un certain Michel Piccoli qui avait encore tous ses cheveux (gominés) !
Ce dernier est le reflet de son époque (1958 quand même) et ce qu’on appelait poliment un « mufle », à savoir un coureur de jupons, mal élevé et sans égards pour la gente féminine. Du coup, le film a certainement un côté documentaire (malgré lui) sur les us et coutumes si éloignés de nos temps modernes (lesquels deviennent de plus en plus wokistes certes).
Un flic d’ailleurs aux méthodes discutables et à la morale douteuse… presque aussi salopard que l’autre vieux salopard évadé qui ne respecte rien ni personne ou presque ! Pour son côté ‘brutal’, le film peut valoir le coup d’oeil donc si on fait abstraction de sa lenteur et de ses maladresses, ainsi que du traitement accordé à de bien jolies filles.
La fin est pour sa part un exemple de grand n’importe quoi qui laisse complètement incrédule… et le personnage de Vanel est à la limite de la caricature involontaire, totalement antipathique (mais c’est apparemment voulu), de même que le rôle du cave joué par Mouloudji.
Enfin, la musique criarde et agitée de Michel Legrand porte énormément sur les nerfs (heureusement qu’on ne l’entend pas tout le temps !) et dans l’ensemble, le film reste trop prévisible, un peu chiant et téléphoné.