Nombre de films d'hier cultivaient un savant sens de la narration, et étaient épris d'une certaine candeur rendant ces derniers plus sincères, plus réels, plus touchants, là où les films d'aujourd'hui, souvent trop conscients d'eux-mêmes, et fréquemment habités d'un puritanisme moralisateur dégoulinant, n'ont généralement plus rien de bien intéressant à offrir – Zootopie 2, qui sous bien des aspects est d'une lourdeur écrasante, en offre une parfaite illustration. Un rien nous sépare de 2010, et pourtant Raiponce semble déjà être un film d'un autre temps.
À la différence d'autres studios, le virage vers la 3D n'a pas été aisé pour les « Classiques d’animation » de Disney. J'ai longtemps nourri un certain a priori à l'égard de Raiponce, comme ce fut le cas pour La Reine des Neiges. Finalement, Disney n'aurait-il pas trouvé en 2010, dans cette adaptation des Grimm, la première réussite pleinement aboutie de cette ère ?
Jolie surprise que ce Raiponce, donc ! Authentique, juste dans à peu près tout ce qu'il entreprend, particulièrement drôle, le film a tout ce qui fait la beauté d'un "Classique" d'antan avec le savoir-faire de son époque. Disney semblait enfin avoir trouvé sa voie dans cet élan prometteur qui, bien vite, après Zootopie, s'est malheureusement dillué dans une décennie de productions médiocres.