Dave Payne est un cinéaste sorti tout droit de l'école de Roger Corman. Ce dernier s'est fait un sacré nom en mettant en scène divers films d'horreur. Payne ne change pas de registre et nous offre un film répondant au doux nom de Reeker. Mais ne vous attendez pas à frémir, tout est raté ou presque dans cette oeuvre.
Tout commence bien pourtant avec cinq premières minutes qui nous laissent vraiment penser le meilleur. Tout comme la photographie du film, soignée, et qui offre une ambiance assez particulière à l'oeuvre. Et puis? Et puis c'est tout!
Primo, l'oeuvre n'évite aucun cliché du genre et je peux vous garantir qu'ils sont nombreux. De plus, le film se veut être à mi-chemin entre Hostel et Destination finale. Sauf qu'avec le cul entre deux chaises comme ça, l'oeuvre ne trouve jamais sa voie. Primo, ce n'est pas aussi gore que le film d'Eli Roth et ensuite, ça ne possède nullement l'humour ou le décalage du second. En gros, ici on ne rit jamais (il y a bien des tentatives d'humour mais elles sont assez pitoyables) et les moments de soi-disant tension ne sont nullement effrayantes.
Niveau acteur, je ne toucherai pour ainsi aucun mot sur eux tant ils sont au niveau du film. Il reste quand même Michael Ironside, qui sort largement du lot, et dont on peut se demande ce qu'il fout là-dedans. Ok, c'est un habitué des Séries B mais tout de même, qu'est-ce qu'il fout là-dedans? Heureusement, son personnage est sympa et rend le film un peu plus regardable. La fin n'est pas trop mal non plus, avec une sorte de rebondissement plus ou moins inattendu mais qui tiens finalement la route par rapport à tous les indices laissés en chemin par Dave Payne.
Mais toujours est-il que ça reste mauvais et que vous pouvez éviter sans problèmes ce film.