Merci Cattet et Forzani pour ce nouveau film délicieusement fétichiste.Fétiche de ce cinéma pop majoritairement italien de la fin des 60s, et surtout des figures de styles les plus expé qui en était parfois ponctué (et elles-mêmes majoritairement issues des avants-gardes).
Fétiche du montage et de ses pouvoirs en terme de plasticité et "plasmaticité" (cf. SM Eisenstein). Fétiche du son, de sa matière même, jusqu'à la tentation de le mêler à une perception haptique. On peut trouver ce cinéma sur-esthétisant, et alors... ?! c'est justement ce qui est beau ici, dans ce geste plastique en lien avec un certain désir de spectateur cherchant un cinéma de sensations dans des formes autant abstraites que narratives ou répondant à certains interdits et tabous (horreur, pornographie, voyeurisme en général). Certes le 4e mur est sans cesse affirmé et rend la chose extrêmement "méta", mais c'est peut être par ce biais que peut alors naître émotion et empathie pour - non pas des personnages - mais des figures archétypales dont celle du spectateur.