Support: Bluray
Dead & Buried, dont j’ai découvert l’existence grâce à la sortie du bluray chez ESC, amorce un renouvellement du zombie, déjà surexploité en 1981. Au scénario, on retrouve Dan O’Bannon (Alien, Total Recall, ou les meilleurs segments de Heavy Metal) qui se fait la main dans le genre avant de réaliser sa version punk quelques années plus tard avec The Return of the Living Dead. Ici, on est plutôt dans une revisite du mythe vaudou qui donne un film à la croisée des tons entre Village of the Damned, Re-Animator et Invasion of the Body Snatchers.
Si la scène d’intro met en appétit, avec ce qui ressemble à un début de porno vintage à la plage se métamorphosant en pur snuff, ça ralentit par la suite et ne redécolle qu’une fois la menace précisée. Le rythme prend alors que les pièces s’imbriquent et que le voile du mystère se voile.
Dead & Buried n’a cependant rien d’un cador. Tout au plus une série B convenable et pas toujours subtile (les panneaux de la ville arborant “A New Way of Life !” sur lesquels la caméra insiste à plusieurs reprises).
Mais il se pare également d’effets spéciaux bien cracras comme on les aiment. Comme cette scène de réfaction cadavérique de bien belle facture, ces inhalations acides qui gonflent, et autres joyeusetés de maquillages et bidouillages mécaniques qui lorgnent du côté de la body horror grâce au talent de Ray Winston (Alien, Predator, Jurassic Park…).
Et puis le ton léger confère un petit plus, avec cette boutade final qui finit d’enfoncer le clou.
Mais avec deux documents d’une grosse vingtaine de minutes, l’un sur O’Bannon et son influence sur l’épouvante et la science-fiction, et le second sur la carrière de Michel Landi, artiste à l’aérographe derrière plus de 700 affiches françaises, c’est la belle édition bluray d’ESC que je recommande, plus encore que le film en lui-même.