Merci à vous sur SensCritique — ça m’a fait un bien fou de lire toutes vos critiques sur ce film… Ce film, tant imparfait, m’a permis de sortir du monde tel qu’on le connaît d’une façon presque thérapeutique. Mais personne ne contestera que Camille Cottin offre une performance véritablement saisissante !
Pierre Schoeller propose une œuvre dense, parfois déstabilisante, où une ingénieure nucléaire confrontée à trois tableaux de Rembrandt à la National Portrait Gallery déclenche une crise personnelle et collective (syndrome de Stendhal… peut-être). Certaines séquences peuvent sembler trop didactiques, mais le mélange des langues — norvégien, anglais, français, chinois — rappelle que nous sommes tous impliqués, face à l’inévitabilité des catastrophes à venir. Les cartes de températures de la France, dans des tons de bleu, rouge et orange, transforment la science en art visuel et émotionnel.
Camille Cottin, dans le rôle de Claire Lescure, incarne un éveil spirituel, se détachant soudain de sa famille nucléaire. Son radicalisme est compréhensible, mais le film montre le prix à payer : est-ce de l’humilité ou une autre forme de pouvoir ?
Le fait que les défenseurs du nucléaire mettent en garde le public contre le film prouve à quel point il résonne profondément. Rembrandt ne se contente pas d’apaiser. Il réveille.
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