Un couple est accidenté durant son voyage de noces. L'homme devra marcher avec des béquilles et ne pourra plus accomplir le devoir conjugal. Re(découvert) grâce à Tavernier, Gréville avait jusqu'alors peu de reconnaissance dans l'histoire du cinéma français, eu égard à son travail très inégal. Remous fait partie des bons films de sa filmographie, l'un des ceux où il a particulièrement soigné la mise en scène, presque constamment inventive, même si parfois frappée de formalisme. Autour de l'impuissance masculine, sujet osé pour l'époque, le film s'articule autour du désir féminin, et s'élève bien au-dessus de l'éternel triangle amoureux. Les dialogues sont rares et les regards insistants, héritages assumé du cinéma muet. Remous est mieux qu'une curiosité.