Réalisateur éminemment sympathique et un peu lourdingue, Cameron Crowe n'avait a priori rien de bien nouveau à offrir avec « Rencontres avec Elizabethtown », où l'ami Cameron est encore moins subtil que d'habitude dans certaines scènes. Mais paradoxalement, c'est de loin celui auquel j'ai été le plus sensible, parfois même totalement emporté par ce vent de liberté balayant tout sur son passage.
C'est parfois drôle, souvent très émouvant et porté par une écriture nous offrant régulièrement un plaisir intense. On rêve d'être à la place de Drew pour rencontrer cet incroyable personnage féminin, probablement l'un des plus surprenants que l'on ait pu voir ces dernières années, une merveille de sensibilité, de charme et de contradiction dont on ne se lasse pas (le dénouement est à ce titre un véritable régal), interprété par une Kirsten Dunst plus rayonnante que jamais.
Alors tant pis si Orlando Bloom est fade, on se rattrape avec les seconds rôles (Susan Sarandon et Judy Greer en particulier), et que la dernière réplique fait franchement tâche (comment peut-on terminer sur une phrase aussi moisie ?? Merde alors!), on préfère retenir essentiellement le positif, et Dieu sait s'il est omniprésent dans cette aventure sentimentale vraiment pas comme les autres. Un peu de frustration donc, mais (presque) impossible d'en vouloir à Cameron Crowe tant cette étonnante rencontre m'est allée droit au cœur 90% du temps. Une réussite.