10
414 critiques
La grande Catherine
Répulsion ou le film qui m’aura fait aimer, admirer même, Catherine Deneuve, actrice qui jusqu’à présent me laissait au mieux indifférente et qui dans certains cas m’agaçait plutôt. Mais ici je...
le 4 oct. 2013
Le début sonne très "Nouvelle Vague". Curieusement le film se déroule en Angleterre mais il possède une aura très française. On pense parfois au Feu Follet de Louis Malle dans les déambulations de Catherine Deneuve dans les rues londoniennes. Et la musique, flûte sur fond jazzy, rappelle inévitablement ce côté "pop" francophone des sixties. On se dit alors que Polanski, pour son second long-métrage, va suivre la voie des Rohmer et autre Truffaut. Mais voilà que des éléments étranges font irruption. Le comportement de Carol se dégrade, son rapport aux autres se fait de plus en plus difficile et elle commence même à halluciner. Polanski dynamite tranquillement son contexte. La schizophrénie entre en scène et croît de manière fulgurante. L'ambiance devient extrêmement pesante. Elle plombe ce côté "pop" de début de métrage et instaure une tension glaciale qui ne retombera jamais. L'appartement dans lequel se déroule le film devient l'antichambre de l'enfer (chose ratée dans Rosemary's Baby). Et il y a Catherine Deneuve, d'un calme terrifiant, aux actions inattendues, d'une beauté diabolique qui embrase la pellicule. Ses explosions de comportement constituent les pics d'intensité du métrage. C'est rare mais d'une puissance sidérante. D'autant qu'au niveau sonore, ce sont les sons environnants qui l'accompagnent. Ainsi dans une scène de viol quelque peu dérangeante, qui participe à lever le voile sur le passé tortueux du personnage, c'est le "tic-tac" du réveil. De même, chaque fois que le téléphone sonne c'est un coup donné au spectateur. Et il y a les mouches, les jouissances de la soeur, les rires des nonnes voisines, l’ascenseur... Polanski distille une ambiance hors du commun, exponentielle, qui rend son oeuvre exigeante pour le spectateur. Impossible de trouver Répulsion confortable. Le scénario a beau être simple c'est d'une maîtrise formelle extraordinaire. Le meilleur film de Roman Polanski.
Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Films découverts en 2015
Créée
le 27 mars 2015
Critique lue 277 fois
10
414 critiques
Répulsion ou le film qui m’aura fait aimer, admirer même, Catherine Deneuve, actrice qui jusqu’à présent me laissait au mieux indifférente et qui dans certains cas m’agaçait plutôt. Mais ici je...
le 4 oct. 2013
5
282 critiques
Décidément, j'ai l'impression qu'entre Polanski et moi, ce ne sera jamais simple. Autant, dans le genre malsain, j'avais beaucoup aimé "Le locataire", autant "Répulsion" m'a laissé le sentiment d'une...
le 11 mars 2011
8
12 critiques
Répulsion, ou le symbole d'une époque bénie où Roman Polanski tournait en roue libre et commençait à joyeusement parsemer ses films d'éléments qui feraient sa renommée. Il y a l'appartement tragique,...
le 3 oct. 2010
7
24 critiques
Late Phases a tout du petit miracle. Un film sur la lycanthropie de ce calibre-là était inattendu en 2015. Au regard de la production fantastico-horrifique actuelle, le métrage se pose comme une...
le 14 mai 2015
8
24 critiques
Qu'Inarritu est grand ! Après la prodigieuse triplette Amours Chiennes/21 Grammes/Babel ayant assis son talent et sa réputation, le mexicain nous avait sorti un opus mineur (Biutiful) peu enclin à...
le 23 mars 2015
7
24 critiques
Impossible de faire l'impasse sur le cinéma de William Friedkin. Avec des oeuvres aussi diverses et marquantes que French Connection, L'Exorciste, Le Convoi de la Peur, etc jusqu'au tétanisant Killer...
le 16 mars 2015
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème