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Always the bun
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le 4 avr. 2017
Dans l'Angleterre victorienne du début du XXe siècle, deux soeurs avant-gardistes vont être confrontées à une famille plus traditionnelle, et leurs pensées vont être en quelque sorte le détonateur d'une époque corsetée, avec en fond un cottage nommé Howards End.
[En 2025], James Ivory est désormais plus connu pour avoir écrit Call me by your name que pour l'ensemble de son oeuvre, qui est très importante, et qui a été pour l'essentiel avec son compagnie Ismail Merchant, et très souvent Ruth Prawer Jhabvala à l'écriture. Je m'inclus dans le lot, car je connais très mal ses films, mais si ils sont de l'acabit de Howards Ends, je devrais m'y pencher plus sérieusement.
C'est une oeuvre tout ce qu'il y a de plus anglaise dans les termes, avec les interprétations formidables de Anthony Hopkins, Emma Thompson (Oscar à la clé) ainsi que Helena Bonham Carter, et qui parle du basculement qui va se faire peu à peu dans la société anglaise, où les femmes vont commencer à compter, puisqu'il y aura les suffragettes peu après, le tout dans des décors qui font penser à des tableaux vivants. Le récit peut être parfois ardu, d'autant plus qu'il y a plusieurs sauts temporels, mais c'est surtout le manque d'émotion qui m'a empêché de grimper aux rideaux, quoique Hopkins a une scène réellement touchante, lui qui est montré comme un homme du passé rigoureux au possible. En tout cas, sur plus de 2h20, on sent en germe une immense saga sur ces deux familles radicalement différentes, mais qui parlent d'une Angleterre qui se divisait peu à peu au début du XXe siècle.
Créée
le 7 sept. 2025
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