Prodigieux film de la période muette de Naruse. Pas par son sujet, un mélodrame misérabiliste, où la femme (courageuse) travaille comme hôtesse pour subvenir aux besoins de sa petite famille, alors que son mari (couard) est incapable de trouver un travail et finit par se suicider. Le montage, le découpage et la mise en scène sont époustouflants. Ces zooms accélérés vers le visage de l'héroïne, ces travellings rapides dans les deux lieux principaux : le bar et l'appartement, donnent un dynamisme incroyable à ce film de 33, dont la technique est bien plus achevée que celle de bon nombre de films d'aujourd'hui.

Cinephile-doux
8
Écrit par

Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Top Mikio Naruse en 64 films

Créée

le 2 août 2017

Critique lue 242 fois

Cinephile-doux

Écrit par

Critique lue 242 fois

3

D'autres avis sur Rêve de chaque nuit

Rêve de chaque nuit

Rêve de chaque nuit

7

Pierre-Cabot

66 critiques

8 juin 1933

Mère et miroir vieillissent.  Les vagues ont trop pris l’habitude des prostituées.  Ça fume trop en ce début de siècle, il aura du mal à s’achever.  Les terrains vagues commencent déjà à se lasser...

le 30 janv. 2025

Rêve de chaque nuit

Rêve de chaque nuit

2

Serge-mx

1179 critiques

Injonction virile

Ce drame familiale se termine par l’exhortation de la mère : “sois un homme fort, mon fils”. Cette injonction correspond à la politique agressive de l’Empire japonais dirigé à l'époque par les...

le 16 févr. 2024

Rêve de chaque nuit

Rêve de chaque nuit

7

La Dernière des nuits

[Mouchoir #3] Le parlant arrive tard au Japon, et s'établit surtout à partir de 1935, en raison sûrement des bonimenteurs — appelés benshis — qui, plus que dans le reste du monde, occupaient là-bas...

le 6 mars 2022

Du même critique

As Bestas

As Bestas

9

Cinephile-doux

8156 critiques

La Galice jusqu'à l'hallali

Et sinon, il en pense quoi, l'office de tourisme galicien de As Bestas, dont l'action se déroule dans un petit village dépeuplé où ont choisi de s'installer un couple de Français qui se sont...

le 28 mai 2022

France

France

8

Cinephile-doux

8156 critiques

Triste et célèbre

Il est quand même drôle qu'un grand nombre des spectateurs de France ne retient du film que sa satire au vitriol (hum) des journalistes télé élevés au rang de stars et des errements des chaînes...

le 25 août 2021

The Power of the Dog

The Power of the Dog

8

Cinephile-doux

8156 critiques

Du genre masculin

Enfin un nouveau film de Jane Campion, 12 ans après Bright Star ! La puissance et la subtilité de la réalisatrice néo-zélandaise ne se sont manifestement pas affadies avec Le pouvoir du chien, un...

le 25 sept. 2021