C'est plutôt gonflé en 2018 de faire un authentique rape and revenge stylisé, frontal et violent, qui ne cherche jamais à être vraisemblable mais bien au contraire à aller dans l'excès sanglant avec sadisme et esthétisme autant pour porter son propos féministe que par amour du bis à l'ancienne. Un peu comme Tarantino avec les influences qu'il convoque pour les transcender dans des oeuvres personnelles, Fargeat réussit à s'approprier aussi bien l'héritage craspec du cinéma d'exploitation des années 70 que celui plus contemporain du plan minutieusement millimétré pour nous ouvrir des œuvres personnelles et fortes sans rester coincé dans la simple nostalgie. Ce que Cattet et Forlani par exemple, malgré tout leur talent visuel, n'arrivent jamais à faire avec le même genre de concept. Définitivement je commence à devenir fan.