Un bon docu, qui résume l'état d'esprit d'une époque où on trouvait vraiment de tout et où les comportements face à la culture télévisuelle ont changés.
On se replonge dans les années où avec l'apparition du Betacam et du format VHS, on pouvait pour la première fois enregistrer facilement à peu près tout depuis sa télé, et même réaliser un film directement en VHS à moindre coût. C'est ce qui explique la formidable diversité d'oeuvres, au contenu très aléatoire.
Du film tourné avec ses voisin pour le fun aux cours d'arrobics WTF, en passant par la pire purge de film de genre, tout est permis. Mais on voit également que l'on pouvait échanger pour le fun, pour le plaisir de collectionner et de partager un contenu. Une économie parallèle est même née, avec ses heures de gloire, pour diffuser des oeuvres impossibles à trouver de manière traditionnelle. Chacun avait ses contacts, ses bons plans, ses revendeurs préférés.
Le docu termine en faisant un bon parallèle avec les nouvelles technologies et ne se contente pas de parler de deux - trois marginaux qui collectionnent encore les VHS.
Il appuie sur le point de départ des diffusions sauvages d'oeuvres protégées avec les indignations bien sur des grands distributeurs, mais insiste surtout sur l'explosion d'oeuvres indépendantes et sur les moyens collétéraux pour certains producteurs de se faire connaître, dont Mamoru Oshii.
Il met enfin les pieds dans le plat avec l'importance du porno dans la démocratisation du format, ce qui n'est pas sans rappeler l'importance du phénomène pour internet.
Entre nostalgie du support et de la communauté, mais aussi avec un point de vue critique et intelligent sur l'evolution des moeurs de consommation liées au septième art, j'ai vraiment aimé la démonstration, qui jouit de plus d'une ambiance rigolote et décalée. à voir.