Dans son livre de souvenirs, dont j'avais parlé quelques critiques plus tôt, Claude Zidi voulait faire un troisième film des Ripoux pour avoir le plaisir de travailler avec Philippe Noiret et Thierry Lhermitte. Se faire plaisir, c'est bien, mais ravir le spectateur devrait être l'essentiel, et ça n'est pas à l'écran.
Dans le même livre, Lhermitte savait que le script était mauvais, mais bon...
Il en résulte un film d'une grande paresse, où l'essentiel de l'action est assuré par Lorant Deutsch, qui joue le stagiaire affilié à Lhermitte, tandis que Philippe Noiret est quant à lui un paisible retraité qui a son lot de problèmes, notamment avec la communauté asiatique.
Bien que ça date de 2003, on sent que Les ripoux 3 est un film d'une autre époque, avec des effets spéciaux au rabais, et qu'est-ce que c'est mal rythmé ! Il faut dire aussi que Philippe Noiret était sans doute déjà malade, car on sent qu'il est à la fois fatigué et chancelant dans sa démarche.
Il reste le plaisir de voir Bernadette Laffont en voyante, mais c'est vraiment trop peu face à ce ratage quasi-intégral, dont l'échec en salles terminera la carrière de Claude Zidi.