Hm… Eh bien, 2/10 : la générosité avant tout.
Lawrence Fowler poursuit dans sa lignée de films d’horreur avec Rob1n, l’histoire d’un petit garçon-poupée meurtrier. C’était, pour moi, une première incursion dans l’univers de Fowler, et autant dire que je n’ai pas été emballé. N’ayant jamais vu les films Jack in the Box, je ne pourrai pas faire de comparaison sur ses choix de mise en scène. A-t-il tenté quelque chose de nouveau ici ? Difficile à dire. Toujours est-il que ce qui a été fait n’est ni fait ni à faire.
Je suis amateur à mes heures perdues de films d’horreur, notamment de certains sous-genres comme celui de la poupée tueuse, qui peut parfois avoir son charme. Mais Rob1n a réussi à me faire comprendre qu’on ne s’improvise pas Chucky du jour au lendemain. Tous les réalisateurs qui mettent en scène une poupée meurtrière ne sont pas capables d’en faire un personnage culte. Et là, c'était tout simplement... nul.
Commençons par parler de la poupée elle-même : Rob1n. Dans le cinéma d’horreur/épouvante, la peur est censée être le moteur, influençant fortement l’avis final. Elle peut naître de plusieurs choses : effets de surprise, visuels gores, personnages inquiétants, ambiance sonore… Oubliez tout ça ici. Il n’y a rien. Rob1n est quelconque, ni effrayant ni intriguant. Les scènes de meurtre sont ridicules, peu crédibles, et surtout, complètement évitables. Certes, dans ce genre de film, les décisions absurdes des personnages font souvent partie du jeu. Mais ici, on est entre deux eaux : Rob1n ne représente objectivement aucun danger. Il est lent, pas fort, et pourtant, il tue toutes ses victimes sans rencontrer la moindre résistance. Elles se laissent faire, comme si c’était logique, alors qu’un simple coup de pied bien placé aurait suffi à le neutraliser.
Mais passons. Les meurtres, en plus d’être absurdes, ne sont pas marquants. Ils manquent cruellement d’originalité. L’hémoglobine ressemble plus à de l’eau légèrement teintée qu’à du sang, avec des éclaboussures d'une géométrie douteuse. Voilà déjà deux piliers du film d’horreur totalement absents.
Le jeu des acteurs n’aide pas non plus, d’autant plus plombé par un doublage VF d’un amateurisme affligeant. Les tentatives de frayeur sont limitées à quelques "screamers" ratés, et la bande sonore est aussi discrète qu’inexistante, comme beaucoup trop d'autres éléments du film. Mon seul petit point positif irait à un scénario qui tente (et j’insiste sur le mot tente) d’être un peu original. L’introduction du film, d’ailleurs, est plutôt intéressante et aurait mérité un vrai développement.
D’un point de vue technique, les choix de cadrage frisent parfois le ridicule. On sent un manque de maîtrise, et des choix visuellement datés qui desservent encore davantage le film. Résultat : un avis global très mauvais.
Points positifs :
- Il n'y en aura qu'un, à savoir le scénario. Et c'est vraiment pour en trouver un.
- L'introduction du film
Points négatifs :
- Elle est où la crainte suscitée par ce type de film ?
- Le jeu d'acteur, très bas niveau
- La VF, une catastrophe
- Rob1n, on a plus envie de lui faire un calin qu'avoir peur de lui
- Une réalisation horrible, avec des angles de caméra peu inspirés
- La musique / bande sonore ? C'est quoi ?
- Les meurtres, mon dieu que c'est nul...
Conclusion :
Je ne vais pas beaucoup plus m'étendre sur ce film, tant mon avis global est orienté vers le négatif. Rob1n n'est pas un bon film, voir pire. Pour tout amateur de film d'horreur, il s'agira à coup sur d'une véritable purge. Passez votre chemin, et choisissez autre chose que ce film.