Dès les premières secondes, le constat est là : non, Robert the Bruce n'arrivera pas à retrouver les aspects épique et lyrique de Braveheart de Mel Gibson dont il est une suite non officielle de par le retour d'Angus Macfadyen dans le rôle-titre et qui s'est même octroyé le poste de scénariste. Il est même surprenant de constater à quel point l'intrigue du film de Richard Gray est restreinte en terme d'enjeux et de décors puisqu'ici une bonne partie de l'action se déroule dans une ferme isolée. Alors, j'ai envie de dire que ce n'aurait même pas été un problème pour moi si la narration avait été fluide et si les personnages avaient été passionnants à suivre ce qui n'est manifestement pas le cas ici tant je me suis ennuyé pendant deux heures face à autant de clichés et de symboles tout sauf subtils et même s'il se donne, le pauvre Angus Macfadyen semble vraiment avoir du mal à donner corps à Robert à l'écran., et reste miraculeusement plus crédible que la belle Anna Hutchinson qui fait plus mannequin que paysanne et veuve et Zach McGowan qui manque de charisme dans son rôle d'antagoniste. Bref, Robert the Bruce est le second film de Richard Gray que je découvre après Murder at Yellowstone City et le constat est un peu le même : deux films à haut potentiel très pauvrement mis en scène!!