C'est parce qu'il flirte avec la parodie (mais "flirte" seulement, dommage qu'il n'ait pas osé y aller franco) avec un hilarant couple Russell Brand et Alec Baldwin (très "gay like, alors qu'il ne faudrait pas..."), qu'il a une BO sympathique, et que "My god, Tom Cruise est en roue libre complète", pour toutes ces raisons, Rock Forever n'est pas franchement détestable. Pour commencer par le best : Tom Cruise enchaîne les plans lubriques et narcissiques de son personnage comme s'il n'avait jamais vécu que pour incarner ce vil chanteur de rock à la braguette facile... Il s'éclate, et face à ses délires, difficile de ne pas en faire autant. Idem, quand le film se plaît à enchaîner les plans très suggestifs de Brand et Balwin (dont la coupe de cheveux est déjà une bonne blague), qu'on sent le fou-rire des acteurs vraiment pas loin de la scène coupée, alors on lâche prise. Oui, le film est ultra-mou entre les chansons (autant le dire de suite : il ne vit que dans les parties musicales, excellentes et décalées, le reste est un enterrement monotone et long), mais quand la musique commence à s'enclencher, alors on sait que l'on va passer cinq bonnes minutes (sur 2h). Les tubes rétros du rock sont bien là (qui se sent vieux, tout d'un coup, à savoir que ces tubes sont "rétros", qui d'autre ?). Les acteurs sont bons (on n'oublie pas Catherine Zeta-Jones, toujours dans les comédies musicales où les chansons comptent : on l'aime d'amour), le côté parodique affleure parfois (le film se sait bébête, mais n'ose pas assez, dommage), et les chansons se savourent. Impossible, malgré l'inintérêt total du film entre ses chansons, de détester Rock of Ages, ne serait-ce que pour le rôle WTF parfaitement assumé de Tom Cruise,, pour la parodie ponctuelle, et la BO. Et si en plus on nous met un medley We Built This City / We're Gonna Take It (avec une Zeta-Jones en mode cureton de Footloose : non, vous ne rockerez pas ! / Si, on rockera !) en final, évidemment qu'on est faible.