Alors, de tous les étrons (pour reprendre une scène du film) que j’ai pu voir à Cannes 2026, je peux finalement repartir en paix après avoir vu un film absolument sublime.
Roma Elastica de Bertrand Mandico refuse le faux naturalisme régurgité à longueur de compétition — chairs souffrantes, hôpitaux, pseudo-réalisme grisâtre — pour proposer au contraire une œuvre hors du temps, minérale, élégante et profondément régénératrice.
La dimension multilingue y devient un véritable geste d’art plutôt qu’un simple quota de coproduction. Et ce rêve dithyrambique finit par révéler un amour immense entre femmes, même au-delà de la mort.
Cela montre également qu’un grand film est encore capable de transformer la salle 1 du cinéma le plus commercial de Paris en une expérience de gelato fondue en or, sans aucun besoin de vernis underground pour être aimée.
Vive le cinéma, peut-être encore un peu plus après ce soir
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