Adapté du livre du même nom par Emma Donoghue, Room montre la vie de Jack et de sa mère qui vivent séquestré dans une pièce. Pour Jack, cette pièce représente tout ce qu'il a jamais connu. Le jour où sa mère et lui parviennent à s'enfuir, il va découvrir tout un monde qu'il ignorait.
Oppressant et claustrophobic, pour la première moitié du film, le spectateur fait l'expérience de vivre dans une pièce. C'est loin d'être agréable, et pourtant leur vie semble s'écouler, si je puis dire, paisiblement. C'en est déroutant de voir ce quotidien presque normal, et on en viendrai à oublier que leur vie est loin d'être normale.
Mais pour ce qui est de la seconde partie du film, elle n'a plus rien à voir. Jack et sa mère sont dehors et doivent réapprendre à vivre. Jack découvre un monde dont il ignorait jusqu'à l'existence et doit s'adapter. Plus que leur vie dans la pièce, je trouve cette portion bien plus intéressante. Comment supporter le regard des autres ? Jack peut-il seulement saisir la complexité de sa nouvelle vie et de tout ce qu'il doit assimiler ?
Pour faire court, un film différent qui pose des questions intéressantes sur lesquelles on se penche rarement quand ce genre d'histoire est adapté au cinéma. A noter : les très bonne performances de Brie Larson (la mère enlevée à l'âge de 17 ans) mais surtout de Jacob Tremblay qui, à l'âge de 9 ans, livre une performance incroyable qui lui a valu, entre autres, un Critic's Choice Award.