La première partie du film laisse craindre un film fauché tourné dans un décor unique, comme il en ressemble beaucoup d'autres. Le film est adapté d'un livre du même nom écrit par la scénariste, mais il rappellera surtout aux spectateurs l'affaire Natascha Kampusch survenue en 2006 (qui échappa à son séquestrateur après 7 années enfermée dans une cave). Mais ce qui sauve le film du glauque auquel le scénario aspire, c'est de l'avoir mis en scène du point de vue de l'enfant, pour qui cette séquestration est la norme, vue qui n'a rien connu d'autre. Le réalisateur montre ici une finesse dans sa réalisation, laissant sous entendre d'autres fractures de la vie de la victime sans se perdre à vouloir exploiter le filon
(l'inceste supposé avec le grand-père).
Ceci explique peut-être pourquoi la séquence de l'échappatoire semble presque appartenir à un autre film. Surement le réalisateur voulait-il l'évacuer le plus rapidement possible (quitte à être assez peu crédible), pour pouvoir retourner dans la psychologie post traumatique de ses personnages.