Ce film spatial autrichien opte pour l'aspect huis-cos contemplatif, profitable à son petit budget, légèrement supérieur à un million de dollars. Lors d'une mission en orbite, une catastrophe environnementale isole l'équipage de la Terre, ignorant alors s'il y reste des survivants. On pense très vite à 3022 pour le pitch, mais aussi Le Passager nº4 pour la survie en espace confiné. Les effets spéciaux sont corrects et rappellent beaucoup Cargo, tandis que les sorties spatiales, superbes dans leur ambiance méditative, font écho à Sunshine et Gravity, avec l'habituelle BO minimaliste axée atmosphère mélancolico-dramatique. Hormis cela, Rubikon peine à garder son scénario captivant, étalant de nombreuses longueurs dans sa maigre intrigue de survie qui tourne essentiellement autour des ressources en oxygène. Malgré les tensions initiales parmi l'équipage et une approche psychologique face à la soudaine perte de repères, le rythme reste mollasson, et gagne beaucoup de temps sur de la bavasserie et des errances aléatoires dans la station.