C'est un Die Hard dans un lycée...mais pas que. C'est une adolescente avec plein de problèmes personnels. Le deuil de sa mère qu'elle a du mal à assumer. Une relation avec son père complexe. Peu d'amis au bahut. Une colère sourde qui la pousse à se renfermer sur elle-même.
La tuerie dans son lycée, comme il en arrive aux États-Unis, va la pousser à mettre en application les techniques de survie enseignées par son père. On en arrive à cette belle petite bande de fumiers dont le but est, avant tout, de se faire remarquer sur les réseaux sociaux. Ça m'a quand même fait tiquer quand le gros se plaint, par le passé, qu'on se soit moqué de lui. En retour, Zoe lui répond qu'il ne pouvait pas enlever aux autres d'être joyeux. C'est vrai que le harcèlement scolaire, baisser le pantalon d'un mec devant tout le monde, c'est toujours drôle. Qu'est ce que je rigolais moi à l'époque quand on me le faisait.
Toujours est-il qu'elle va s'adoucir légèrement après ça même si la violence semble profondément ancrée en elle. Elle sera, néanmoins, un peu plus en paix avec elle-même. Run Hide Fight montre aussi la folie chez ces jeunes ordinaires. Ce qui n'en est que plus flippant. Ils n'ont absolument pas la notion du bien ou du mal. Un rien les fait vriller. Et ils ont l'air d'avoir de sérieux problèmes psychologiques en sus.