Dommage pour le titre, que j'ai dû improviser suite à la lecture de la très bonne critique de Raoh sur ce film, et qui a eu la même idée que moi, mais avant moi! Je vous invite d'ailleurs à la découvrir ici: http://www.senscritique.com/film/Running_Man/critique/6033606.
N'ayant pas encore lu le livre de Stephen King (c'est en projet, mais la liste est longue), je ne vais pas me lancer dans un comparatif du genre "pour ou contre ceci ou cela". Comme l'a dit quelqu'un d'érudit et de célèbre, autre que moi, "je ne suis ni pour, ni contre, bien au contraire".
Ici, nous avons donc un Arnold en collant moulant jaune qui dézingue du boss façon jeu d'arcade des années 80 après avoir été victime d'un complot.
Paul Michael "Starsky" Glaser nous sert d'ailleurs toute la panoplie de cette charmante décennie pour l'occasion (il a dû avoir de bons tuyaux): coiffures, moustaches hommage à notre Freddie adoré, costumes et effets tous plus kitch les uns que les autres. Il suffit de jeter un coup d'oeil à Dynamo, sorte de castrat obèse (sûrement de Kiev tiens) avec un costume métallique à diodes, et ne parlons pas de son véhicule, sorti tout droit d'un Mad Max qui aurait été réalisé par Uwe Boll. Les décors ne sont pas en reste, et que dire des musiques genre "il est pourri ce clavier, bon, tant pis" de cette si belle époque!
Grâce à cette superbe édition Blu Ray trouvée en promo dans un bac de grande surface, j'ai enfin pu redécouvrir cette oeuvre en VO (sans sous-titres, c'est bien connu qu'un Blu Ray n'a pas la capacité de contenir une piste de sous-titres en plus d'un film d'1h40 regardable en 2 langues...). Et je dois dire que j'ai bien ri, à voir notre cher Arnie jouer de manière assez approximative parfois, et surtout, tenter de parler anglais avec son accent autrichien à couper au couteau!
Au final, le film a sacrément vieilli, mais il garde le charme des années 80, avec ses punchlines, son second degré et son côté "SF du pauvre/action" assumé. Et cela passe donc encore très bien avec le recul nécessaire et/ou un regard d'enfant.
Mention spéciale à Fireball, je sais enfin d'où vient l'inspiration de Kojima pour "The Fury" dans le jeu Metal Gear Solid 3. Mention à Jesse Ventura également, en Captain Freedom, cliché absolu du héros américain, assez drôle pour le coup, et acteur qui retrouvait Schwarzy pour la deuxième fois la même année, après Predator.