Ou comment gâcher ses matières premières.
Sur le papier, sage-femme pouvait être prometteur: un film français qui ne serait ni un drame ni une comédie, mais suivrait le parcours d’une sage-femme qui doit faire face à la fois à la fermeture de son unité mais aussi au retour d’un fantôme du passé. A mi chemin entre les naissances qui continuent à avoir lieu, la fin d’un service et le retour à un passé lointain.
Côté acteurs on a des valeurs plus que sûres: Deneuve, Frot, Gourmet, on a vu pire.
Le problème c’est que Sage-femme ne semble reposer que sur ses bonnes idées et ne propose pas grand chose de plus. Ca pêche dans la mise en scène, la réalisation, le montage, ou je ne sais quoi d’autre.
Peu importe ce qui cloche, le problème c’est qu’on n’arrive pas à croire à ce qu’on voit.
Les acteurs s’empêtrent dans des textes mal écrits, les répliques sonnent faux, et la narration manque de fluidité.
On imagine le même film réalisé par un Almodovar, le grand spécialiste des histoires de famille qui mêlent passé et présent, et on pleure de voir le gâchi dans lequel on a du mal à retrouver ses petits.
Reste quand même qu’on peut saluer la mise en avant d’un métier, le soucis de vérité qui a poussé l’équipe du film à suivre de vrais accouchements, mais ça ne suffit pas à rendre le film moins laborieux à suivre.