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Richard Burton joue un gangster un peu beaucoup énervé, qui donne facilement du coup de poing, et qui n'a pour seul réconfort que sa vieille mère. Cependant, le naturel revient au galop, et son caractère de cochon est un souci quand il va devoir s'allier à d'autres voyous pour faire un casse.
De nos jours, on se rappelle souvent de Richard Burton pour sa folle passion avec Elizabeth Taylor. Mais c'est oublier sa grande importance au sein du théatre anglais, et dans un certain nombre de films, dont justement avec l'actrice, mais aussi pour des rôles principaux, comme pour ce Salaud, ou Villain dans la langue de Shakespeare. Car c'est un film anglais, la mention a son importance, qui semble dans le droit sillage d'un Get Carter, sorti quelques mois plus tôt.
On retrouve aussi un jeune Ian McShane (qui semble arborer un casque comme coiffure !) en complice du casse, et ça donne quelque chose nerveux, un peu dans la lignée de ce qu'aurait pu faire Don Siegel (en particulier lors d'un casse), avec un Burton impérial, ou d'ailleurs on apprend que son personnage est homosexuel, bien que ça ne soit jamais dit, seulement évoqué lors d'une scène, où il sort en peignoir d'une chambre avec un autre homme qui ne laisse guère de doutes. D'ailleurs, il faut dire que si Villain est le premier film réalisé par Michael Tuchner, celui-ci avait déjà une longue carrière à la télévision, ce qui lui a certainement ce rythme infernal que propose l'histoire, et une excellente dernière partie en partie filmée à l'aide de téléobjectifs. Même si les rôles féminins y sont peu présents, celui de la mère de Vic Dakin, le gangster en question, y est très joli, car à ses côtés, il semble redevenir un gentil garçon.
L'échec commercial de Villain sera le début d'une décennie compliquée pour Richard Burton, ce qui explique peut-être pourquoi le film semble si méconnu. Mais honnêtement, il n'a pas à rougir d'un Get Carter qui lui aura eu un énorme succès. Mais il ne faut pas énerver Vic...
Créée
le 17 juil. 2021
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7
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