La société américaine résumée ici, dans toute sa vulgarité, son avarice, et son ignorance à travers un aspect qu’est celui du froid commerce des livres sacrés (Bible) - deux choses pourtant bien contradictoires - et sa banalisation
Avec du recul, la société (américaine) exposée ici n’est finalement qu’une forme plus avancée dans le chemin de la dégradation morale qu’on observe, et le film renvoie plutôt à l’ensemble des comportements humains, sans se borner à une culture en particulier
En 1h30, pas le temps ni le besoin de rentrer dans une analyse trop vaste, alors les Maysles préfèrent tout exprimer dans des « scènettes » illustrant d’un côté la manipulation froide et vicieuse de la part des commerçants; de l’autre une facette plus nuancée, où les familles se retrouve confrontée à ce dilemme entre la foi traditionnelle et leur condition financière
Dieu ayant disparu, et étant constamment associé à des questions d’argent, le choix est souvent vite fait de faire repartir le vendeur les mains vides.
Toutes ces scènettes étant bien montées et ordonnées de manière austère, de sorte à faire ressortir de chaque image un incroyable sentiment de pitié pour ces gens, tous liés par leur misère personnelle.