Dans un petit village mexicain pris en étau dans la guerre que se livrent l'armée et les cartels, un petit garçon s'échappe dans la forêt pour implorer les dieux de la nature de lui rendre sa mère... Si le film de Joshua Gil a pour première ambition d'alerter sur la condition tragique de paysans mexicains qui n'ont d'autre choix que de cultiver le cannabis en faisant les frais de la lutte entre trafiquants de drogue et État, il s'éloigne assez souvent du réalisme documentaire. Une vision mystique et cosmogonique qui apparente Santuario au fantastique, avec effets spéciaux à la clé, qu'il soient sonores ou visuels. Le film est une expérience sensorielle, rappelant les essais de Malick ou de Weerasethkul, qui emporte ou laisse de côté, c'est selon. Dans la version proposée par Cinélatino manquaient les sous-titres, oubli fâcheux qui empêche de comprendre davantage de quoi il est question.