Sanguine
4.8
Sanguine

Film de Marion Le Corroller (2026)

Sanguine est un film que j’ai vraiment bien aimé pour son énergie brute, sa manière de faire parler les corps avant les mots, et cette rage juvénile qui traverse chaque plan mais il faut reconnaître qu’il se montre parfois très démonstratif (mais avec de belles images) pour, au fond, ne pas dire grand‑chose de plus que ce qu’il martèle déjà. Marion Le Corroller filme l’hôpital comme un organisme de compétition grotesque, les corps comme des baromètres sociaux et le sang comme un langage, et tout cela fonctionne, ça pulse, ça déborde. Pourtant, à force de souligner son idée (la jeunesse saigne parce qu’on l’épuise) le film finit par répéter son geste en la tendant simplement vers l'inéluctabilité de la maladie, là où j'aurai aimé qu'elle soit complexifié ou qu'il aille plus loin dans son excès. Cependant, on ressent la pression, l’étouffement, la colère surtout dans la phase finale de la maladie que je trouve fourmillante d'idées mais peut-être aurai-je aimé que cette intensité trouve parfois un contrepoint.

cadreum
6
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le 17 mai 2026

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