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SuivreSon corps défendant
Julia Ducournau n'est plus seule au pays de l'horreur corporelle à la française. Après Coralie Fargeat, c'est au tour de Marion Le Coroller de la rejoindre avec son Sanguine. C'est difficile de...
Cela fait toujours plaisir de voir une proposition de body-horror dans le cinéma français, tant ce genre est sous-représenté dans notre paysage cinématographique, même si le résultat final du film est particulièrement décevant et dommage, dans la mesure où l’on pouvait espérer qu’il incite les boîtes de production à financer davantage de films de genre de ce type.
“Sanguine”, premier film de la réalisatrice Marion Le Corroller, traite de la santé mentale des jeunes face aux cadences qui leur sont imposées au travail. Le film suit le parcours de Margot (interprétée par Mara Taquin), une jeune interne en médecine qui débute tout juste dans le métier et qui va très vite être confrontée à la dureté de celui-ci.
Le film introduit vraiment bien sa problématique lorsqu’il montre progressivement l’impact que la direction tyrannique de la cheffe de service, ainsi que la pression du seuil d’efficacité imposée, ont sur la santé mentale de Margot, et qui va se répercuter sur sa santé physique. Hélas, le maquillage qui est censé représenter la mutation du corps de Margot, causée par son usure mentale, est vraiment mal fait. Sur cet aspect-là, le manque de budget (que je suppose être assez faible dans la mesure où c’est un premier long-métrage) se fait clairement ressentir, surtout sur deux scènes essentielles du film qui en ont pâti :
- Lorsque Margot se verse du phénol sur le corps pour tenter de retarder sa mutation et où l’on peine à ressentir toute la douleur de Margot ;
- La mutation de Margot, qui est quasiment la copie conforme de la transformation de Demi Moore dans The Substance, mais qui est cependant bien moins réussie et qui souffre de la comparaison avec celle du film de Coralie Fargeat.
Le film souffre également d’un développement de ses personnages secondaires (surtout les deux internes joués par Kim Higelin et Sami Outalbali) assez mal réalisé. Leurs personnages, ainsi que leurs interactions avec Margot, sont bourrés des pires clichés déjà vus et revus en ce qui concerne la mise en scène de la vie de jeunes internes à l’hôpital, sans compter l'assez faible qualité d’écriture du film.
Le résultat du film ne m'a pas convaincu, mais je reste convaincu que Marion Le Corroller a du potentiel et qu'elle fera mieux à l'avenir.
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Créée
le 25 juin 2026
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