Katsuya Tomita, natif de Kōfu, y a tourné son film (presque trois heures) en partie grâce à une souscription de ses habitants. Tomita travailla lui-même comme ouvrier sur des chantiers et il nous invite dans son film à suivre la vie de trois ouvriers de chantiers. Il n'est pas question de rêve ou d'aspiration mais d'une totale désillusion. Le titre portugais s'explique par l'importante migration brésilienne à Kōfu. Du Brésil il en sera beaucoup question tout comme de la Thaïlande. Pourtant même hors-champ ces deux autres pays ne semblent guère offrir d'espoir à nos trois personnages.
Un film attachant et complètement désenchanté avec de très nombreux plans fixes comme je les aime.