La boucherie sanguinolente de l'année nous vient de Turquie, et elle vient d'arriver sur Shadowz.
Dans une salle de sport d'Istanbul, Saýara une femme de ménage immigrée, va venger la mort de sa sœur, sauvagement violée, battue et assassinée, par son amant qui est également le gérant de la salle de sport où travaille Saýara, et sa bande d'amis malfaiteurs et truands locaux.
Un vigilante movie, violent et sanguinaire, qui puise dans les tréfonds de l'âme humaine pour recracher toute sa haine et son désir de vengeance dans un déferlement de rage exacerbée, rien que ça.
On nous présente la vie pas marrante d'une jeune immigrée du Turkménistan, qui, sous sa condition de femme de ménage croyante et discrète, cache en réalité une bête de combat, entraînée dès son plus jeune âge aux arts martiaux.
Un schéma très classique, qui n'offre pas grand chose de nouveau dans l'esprit revanchard, mais qui se démarque par l'originalité de son récit, et surtout une hargne débridée et des combats à mains nues d'une rare intensité, et au moins, on va direct à l'essentiel.
Du sang, du sang et encore du sang, un beau programme pour ceux qui demandent à voir un bon défouloir, l'empathie envers le personnage principal décuplant le plaisir sadique qu'on éprouve à voir souffrir et périr un à un les tortionnaires, tous plus coupables les uns que les autres.
Même si l'action met un certain temps à ce mettre en place, notamment avec certains passages pas forcément nécessaires, l'exposition est un poil laborieuse, on ne va pas bouder une telle démonstration de violence outrancière dans la seconde moitié du film.
Ça castagne dans tous les sens, c'est tendu et bien rythmé une fois le mode "vengeance" enclenché, et les scènes de pugilat bien que démonstratives, restent cohérentes et assez réalistes, ce qui compense un peu un scénario classique, et évite de tomber dans un plagiat de film d'action bête et couillu.
Le propos radical, pessimiste du film est appuyé par une photographie sombre qui renforce l'inconfort du spectateur.
Un film âpre et généreux qui ravira les amateurs du genre, si vous avez apprécié autant RAMBO, qu'IRREVERSIBLE, et que vous êtes déjà nostalgiques de l'hémoglobine déversée dans le PROJET WOLF HUNTING, regardez SAÝARA, vous ne serez pas déçus.
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