.. et pourtant j'ai ma dose régulière de violence, de gore, de tripes, de tatanes, de tortures...
Mais Sayara, je m'en souviendrais un bon petit moment. Pourtant, je ne suis pas un fan du rape and revenge. Les US ont eu des péloches traumatisantes mais également, un bon paquet plus anecdotiques.
Alors pourquoi Sayara, malgré un micro budget flagrant, m'a marqué les rétines.
Car d'une part, je lui ai trouvé beaucoup de micro subtilités qui apportent un visionnage plutôt original. La victime ne méritait bien entendu pas ce traitement, mais elle s'est parfois mise elle même sur un chemin dangereux, les agresseurs ne sont pas forcément tous des psychopathes.. par contre.. Sayara, l'ange vengeur.. l'est totalement ... et en plus, c'est expliqué!
Autant d'apports scénaristiques qui culminent en un final totalement fou, chaotique à souhait et où il est totalement impossible d'en sortir une quelconque moralité. Le générique commence à défiler alors que j'étais encore en train de me demander comment processer ce film. Certes, le plus simple serait de conclure que la violence, quelque qu'elle soit, d'où qu'elle vienne, est à condamner. Mais la manière de la mettre en image, la glorifier, la rendre salvatrice et cathartique presque ajoute un aspect malsain au visionnage.
Certes le film peut sembler long au démarrage, faisant même parfois des faux départs. Mais il est clair que c'est pour mieux vendre, contextualiser et valider un final que l'on attends. Ce n'est peut être pas le plus stylisé, le mieux réalisé.. mais la brutalité apporte un goût étrange dans la bouche, entre écœurement et ... fascination !
Au final, pourquoi tout cérébraliser, l'être humain est ce qu'il est, et punaise, ce film, il déchire !