10 ans se sont écoulés depuis les premiers meurtres commis par GhostFace. Sydney Prescott a repris une vie normale, mais c'est avec appréhension qu'elle retourne à Woodsboro pour la sortie de son bouquin. Les retrouvailles avec ses anciens amis sont de courte durée. GhostFace est de retour : mais les règles ont changées.
Les 10 premières minutes de Scream sont les plus palpitantes. Rappelons nous au seconde épisode : l'avant première de Stab, le film inspiré des terribles meurtres de GhostFace. Le public porte, en grande partie, le costume du tueur, mais pendant l'action du film, une jeune afro-américaine et son ami se font tués. Cette fois-ci, c'est le film encapsulé dans un autre film : on découvre Stab 6 et Stab 7. La caricature des films avec des suites qui n'en terminent pas n'est pas loupée.
Scream 4 est high-tech. Maintenant fini les coups de fils, « Quel est ton film d'horreur préféré ? » ou « Est-ce que tu veux mourir ce soir Sydney ?« , le tueur filme ses meurtres en direct. C'est ce qu'on découvre avec les deux ados qui font parti du club de cinéma de leur lycée, l'un deux porte un casque avec une caméra pour retranscrire en temps réel ce qu'il voit. La première scène où l'on voit le tueur se filmer est durant la soirée où tous les Stab sont diffusés. Gale place des caméras un peu partout dans la salle afin de pouvoir démasquer se nouveau tueur ; mais elle se retrouve vite dépassé par ce dernier qui cache ses caméras pour mettre les siennes.
On pourrait croire que Scream 4 était destiné à être un du premier opus, mais pas dutout. Les personnages ont évolués et le tueur aussi. Le scénario garde malgré tout de bonnes références au code de la saga. Les fans seront heureux de retrouver un petit-ami attaché auprès de la piscine, mais cette fois, niveau culture de film d'horreur, sa petite amie est à la hauteur des questions de GhostFace.
Pour moi, Scream est cohérent et justifié. Il s'inscrit avec pertinence dans la saga.
Ce Scream 4, serait-il le premier d'une trilogie ancrée dans le 2ème siècle ? Certainement, d'après Wes Craven.