Exilée dans une ville du Texas en compagnie de son mari et sa fille, ses deux autres enfants étant chez leurs grands-parents, Sydney Evans (et non plus Prescott) voit revenir dans sa vie Ghostface, qui va la ramener une nouvelle fois à son passé, en particulier un homme qu'elle pensait mort depuis longtemps.
Inutile de revenir sur les difficultés de production de ce septième volet, entre la défection du premier réalisateur (Christopher Landon), et les deux actrices principales de l'épisode 5 et 6 qui ont été mises plus ou moins à la porte, on revient (encore une fois) sur Sydney, rôle que reprend Neve Campbell, avec également Courtney Cox (et ses deux expressions) et d'autres personnages. Pourtant, malgré l'arrivée de Kevin Williamson à la réalisation (il avait écrit Scream ainsi que sa suite), c'est peut-être le plus mauvais film de la série à ce jour. Car on sent qu'il n'y a plus rien à dire sur le sujet, au point de convoquer pour la XXe fois les fantômes du passé de Sydney, en particulier un personnage qu'on a vu mort, et qu'on croit qu'il est ressuscité trente ans plus tard. C'est toujours autant méta, questionnant la présence du personnage principal sur autant de films (notamment en parlant de Jamie Lee Curtis dans les films Halloween), des softs reboots mais également des technologies actuelles comme l'intelligence artificielle ou le deepfake. La matière est là, mais c'est tellement pauvrement exécuté, avec toutefois quelques scènes bien gore (je pense à la scène du théatre), mais c'est vraiment trop classique pour convaincre. La révélation du (ou des...) tueurs ne provoque pas grand-chose, tout comme le prologue, censé donner le la de ce qu'on va voir, qui est consternante tellement elle veut hurler que oui, Scream, est une saga méta, alors qu'on le sait depuis 1996...
Reste deux curiosités ; l'infirmier de l'établissement psychiatrique qui ressemble à Jean-François Copé et la fille de Sydney, nommé Tatum, est incarnée par une jeune femme qui s'appelle Isabel May, une sosie de Jennifer Lawrence. A part ça, le film fait vraiment du surplace, n'apporte vraiment rien à sa propre mythologie, et la menace ultime est qu'un huitième volet a été confirmé suite au carton du film. De quoi faire vraiment peur...