J'aime bien Sandrine Kiberlain et beaucoup Vincent Lindon, aussi étais-je assez curieux de découvrir ce que pouvait donner leur fille (dont je découvrais d’ailleurs l’existence), comme actrice... mais aussi comme scénariste et réalisatrice, puisque c'est ici de tout ça qu'il s'agit !
Et franchement, heu… c’est assez nul.
Sur le papier, ce Seize printemps (joli titre) avait pourtant de quoi me plaire. La vie et les émois sentimentaux d’une jeune femme, moi je suis toujours preneur. Une actrice charmante, un minimum d’alchimie avec son partenaire, un peu de passion ou de poésie… et le tour est joué, je passe un bon moment. Hélas, le film ne peut se targuer de rien de tout cela et du coup pas même du simple qualificatif d’anecdotique.
Outre le fait que la tête de la fille ne me revienne pas du tout, son personnage s’avère rapidement hautement antipathique – pour ne pas dire complètement tête à claques. La suivre pendant une heure quinze fut en ce qui me concerne tout sauf un plaisir. Le toujours agréable Arnaud Valois apporte bien un peu d’intérêt à certaines scènes, mais l’alchimie entre les deux est tellement nulle...
Je n’ai pas cru une seule seconde à leur histoire, absolument dénuée de toute poésie ou bien de toute fièvre, pas même d’un quelconque charme… c’est juste l’encéphalogramme plat pendant une heure et quinze minutes (très longues, du coup). Pas le moindre pet d’émotion du début à la fin.
Le film tente pourtant deux trois trucs : une poignée de scènes (une danse par-ci, un dialogue absurde par-là) m’ont vaguement sorti de ma léthargie, mais seulement pour mieux m’y replonger ensuite. Jusqu’à une conclusion aussi insignifiante que tout ce qui précédait.
Bref : un film complètement désincarné et dénué de la moindre vitalité. Aucun intérêt.