Après le football, le NASCAR et le roller, c'est autour de l'inévitable basketball que le comique Will Ferrell va se pencher à travers une comédie sportive désopilante située en pleines années 70. C'est donc dans une époque aux coupes afros, aux vêtements excentriques et à l'attitude méga-cool que va se situer cette histoire classique de sauvetage de club pourri aux membres aussi bons avec un ballon rond qu'une mamie sur un scooter. Pourtant, le premier film du producteur Kent Alterman va se diviser en deux genres assez distincts, ce qui ne pourra pas être au goût de tout le monde...
Car Semi-Pro joue bien évidemment la carte du film sportif habituel avec ses rebondissements prévisibles (l'équipe est nulle mais un coup de pouce va les réveiller) mais est également un Will Ferrell Movie où l'acteur, indéniable star du film, va comme d'ordinaire se faire plaisir en accumulant les séquences les plus grotesques possibles pour titiller nos zygomatiques, quitte à ce qu'elles n'aient pas vraiment de rapport à l'intrigue. Que ce soit une partie de roulette russe improvisée ou un combat en cage déjanté contre un ours, tous les moyens sont bons pour assurer le show. Après, on aime ou on n'aime pas, mais Ferrell en fait comme d'habitude des tonnes et c'est pour ça qu'on l'aime !
D'un autre côté, il y a Woody Harrelson, qui continue de faire un agréable come-back dans des comédies toujours aussi imprévisibles, et qui campe ici un ancien joueur colérique revenu dans cette équipe minable pour reconquérir le cœur de son ancienne petite amie, désormais mariée à un loser de première (Robb Condry, fabuleux) qui s'avère être le fan number one du joueur. Ajoutez à cela un André Benjamin bienvenu mais malheureusement sous-exploité, deux présentateurs hilarants (Will Arnett et Andrew Daly, des habitués de Ferrell) et une tonne de personnages décalés et vous obtenez une comédie riche en stupidité qui arrive néanmoins à être très sympathique.