Send Help ramène Sam Raimi à son genre de prédilection : l’horreur.
Même si le film ne relève pas totalement du genre, il s’agit davantage d’un thriller psychologique centré sur deux survivants d’un crash. On suit une comptable renfermée et harcelée, confrontée à son nouveau patron maniaque, davantage préoccupé par l’image et les rapports de pouvoir que par l’entraide.
Le film est efficace : on se demande constamment qui dit la vérité, qui manipule, qui ment. Cette survie devient rapidement un jeu psychologique entre les deux personnages. Linda tente de se rendre indispensable en se présentant comme experte en survivalisme, instaurant un rapport de dépendance ambigu.
Quelques jump scares fonctionnent réellement, mais la vraie force du film réside dans cette tension progressive. On passe d’une bataille psychologique à une véritable descente aux enfers pour les deux protagonistes.
Certains éléments restent prévisibles, mais l’ensemble tient la route grâce à de bonnes idées de mise en scène et des personnages intéressants. Ce n’est pas le meilleur film de Sam Raimi, mais certainement pas le pire non plus.