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le 11 févr. 2026
SuivreRaimi, Sang, Famille
Désolé, mais si ça n'avait pas été Raimi derrière la caméra, personne n'aurait donné du crédit à ce film ultra bancal.Alors oui, c'est plutôt malin de vouloir renverser le récit de survie lambda...
Voir Rachel McAdams dans un tel rôle, j'avoue que je n'étais pas près. J'ai donc fort naturellement adoré. J'aime particulièrement les acteurices qui se déplacent thématiquement dans lees dynamiques de rôle, au sein de leur carrière. On vérifie qu'elle n'a grosso modo peur de rien. Et ça donne ce film qui pourrait être loufoque et drôle, une comédie, en fait, mais en fait non. Ou alors c'est une comédie ironique qui fait la critique acerbe du principe même de la comédie, dans ses différentes aspects. Car il y a plusieurs plateaux et plusieurs mondes dans ce film. On a la comédie de bureau, la comédie sociale, la comédie survivaliste et puis, à la fin, la comédie de TV réalité. Bon. Tout cela, c'est entendu, ce sont certains des grands principes des comédies américaines qu'on peut produire en série et auxquelles, du reste, on demande généralement à tout acteur et à toute actrice en train de monter en visibilité, de participer, pour asseoir la plurivalence de leur carrière. Bon. Bah Rachel McAdams fait tout ça en une seule fois, et avec une férocité dans l'ironie qui ne peut pas laisser indifférent·e. Alors il faut, bien sûr, aimer cette actrice, sinon, ça ne passe pas. Il se trouve que je l'adore, donc c'est plus que passé, j'ai adoré ce film.
Cependant je crois que je l'ai aimé pour des raisons objectives, autant que possible, du moins. Le scénario n'est pas très compliqué mais ses ramifications et ses modes de résolutions des multiples éléments pertubateurs le sont. Il n'y a pas quinze tiroirs et on se doute assez vite de ce qui se trame, de sorte que ce n'est pas un film à suspens (ça peut, si on garde la suspension volontaire de sa crédulité jusqu'à la fin). Mais cette facilité à comprendre qu'il y a anguile sous roche, même si on ne sait pas nécessairement quelle anguille ni quelle roche, donne sa pleine visibilité, sa pleine mise ne lumière au jeu de Rachel MacAdams, qu'on peut écrire même au pluriel, car elle a bien des masques. Le film termine d'ailleurs sur un tout autre masque qui le clot sur un registre comique (donc : de comédie) qui, parce que le déroulé du film a été tel que, fait entrer le tout dans un cynisme assez impitoyable. De sorte que ça commençait en plainte contre l'injustice sociale et professionnelle et ça termine en critique violente et désabusée de la logique sociale comme de la logique professionnelle. Mais qu'on ne s'inquiète pas : c'est un film drôle. Donc on ne prend pas tout ça dans la tête sans se marrer.
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