La première partie, centrée sur le voyage, fonctionne très bien. Elle montre, dans un style quai documentaire, la mécanique de l’exil, les moyens et les méthodes employées pour brouiller les pistes, passer les frontières dans des conditions très difficiles. Maryam voyage cachée, croise des hommes et de femmes inconnus qu’elle doit suivre sans se poser de questions.
Dans la seconde partie, le film devient plus bavard, peut-être un peu trop démonstratif dans son propos et son message politique. La mise en scène d’Ali Samadi Ahadi fonctionne, mais elle manque de la tension brute qu’on retrouvait dans les films de Rasoulof.
Malgré tout, Sept Jours vise juste. Tourné dans des conditions très difficiles, le film touche par sa sincérité, évoquant assez bien les tourments de cette femme, tout en abordant des thèmes comme le courage, l’abandon, et cette limite floue entre lutte politique et vie personnelle. Il pose ainsi clairement la question de l’engagement, quand celui-ci entre en conflit avec la famille et l’amour. Une question explicitement abordée notamment dans le dialogue entre Myriam et sa fille, dans la toute fin du film.
Sept Jours n’est pas un manifeste, ni un pamphlet, mais se présente avant tout comme témoignage. Une tentative imparfaite mais nécessaire pour raconter la vie de celles et ceux qui continuent de résister en Iran face à un pouvoir inflexible.