Seven m’a vraiment marqué par son ambiance. Dès les premières minutes, le film installe quelque chose de sombre, sale et oppressant qui ne nous quitte quasiment jamais. L’enquête autour des sept péchés capitaux est particulièrement bien construite, avec des crimes aussi glauques qu’imaginatifs qui donnent constamment envie de découvrir jusqu’où le tueur est capable d’aller.
Le duo Brad Pitt et Morgan Freeman fonctionne parfaitement. J’ai beaucoup aimé l’opposition entre Somerset, calme et expérimenté, et Mills, beaucoup plus impulsif et déterminé. Leur relation évolue naturellement au fil de l’enquête et apporte énormément au film, au-delà de la simple traque du tueur.
David Fincher maîtrise vraiment son ambiance et fait monter la tension progressivement sans avoir besoin d’enchaîner les scènes d’action. Le film prend son temps, mais je ne me suis jamais ennuyé. Plus l’enquête avance, plus l’atmosphère devient pesante et on sent que tout cela ne peut pas bien se terminer.
Et puis il y a évidemment ce dernier acte. Même en sachant que Seven avait la réputation d’avoir une fin marquante, je ne m’attendais pas forcément à quelque chose d’aussi brutal. Toute la construction du film prend alors son sens et laisse un vrai sentiment de malaise une fois le générique lancé.
Un excellent thriller, sombre et maîtrisé, avec un final qui fait clairement partie de ces fins de films qu’on n’oublie pas facilement.