👉 17 juin : Mise à jour de notre journal de bord (qui devient hebdo)
Le bilan de la nouvelle version du site est accessible ici.

Donc après le trip ces pauvres flics (Polisse), ces pauvres handicapés (Intouchables), ces pauvres danseuses (Black Swan), ces pauvres bègues ( Le Discours d'un roi), ces pauvres dépressifs (Mélancholia), ces pauvres putes (Apollonide), ces pauvres ministres (l'Exercice du pouvoir) l'année se termine en beauté avec ces pauvres Yuppies ! Vivement 2012.

J'ai eu beau essayer de trouver au fond de moi des trésors de compassion pour Brandon, ses beaux costumes, ses disques de Bach par Glenn Gould, ses trajets en métro, son ordinateur vérolé de virus, sa soeur paumée, son appartement blanc et sa vie plus vide qu'un livre de philosophie de Luc Ferry, honnêtement je m'en fous grave de ses problèmes. Je sais je n'ai pas de coeur.

Le film est tellement plat et linéaire, qu'en fait on pourrait changer l'ordre des séquence et obtenir le même brouet inutile et languissant. Tout ça ressemble un peu à un mix d'Américain Psycho et Le démon réunis, avec en plus les meurtres en moins. Brandon s'ennuie, nous nous ennuyons, sur ce plan-là le parallèle est parfait. Bon lui encore il peut se branler, alors que nous, en pleine salle, c'est plus délicat.

Arrive tout de même un stade où les réalisateurs feraient mieux de faire leur film plutôt que de laisser tout le boulot aux spectateurs. On ne sait jamais entre quelles mains ça peut tomber.
Chaiev
3
Écrit par

Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Ça l'affiche mal : 6/ ça va être cochon, ben si regarde ils sont dans un lit !

il y a 10 ans

188 j'aime

128 commentaires

Shame
Chaiev
3
Shame

Branle bas de combat

Donc après le trip ces pauvres flics (Polisse), ces pauvres handicapés (Intouchables), ces pauvres danseuses (Black Swan), ces pauvres bègues ( Le Discours d'un roi), ces pauvres dépressifs...

Lire la critique

il y a 10 ans

188 j'aime

128

Shame
DjeeVanCleef
10
Shame

New York New York

Ne jamais baisser les yeux. Plongée profonde dans les entrailles de la bête s'oubliant au tourbillon intense des plus bas instincts. Métronome pulsionnel, celui du bas-ventre, quotidien d'un...

Lire la critique

il y a 9 ans

140 j'aime

59

Shame
Velvetman
9
Shame

American psycho

Au coin de l’une des ruelles d’un New York translucide, le précipice est devant ses yeux. Ce quotidien morne et insensible, sonne les carillons aux heures attendues. Puis vint le coup de téléphone,...

Lire la critique

il y a 7 ans

136 j'aime

9

The Grand Budapest Hotel
Chaiev
10

Le coup de grâce

Si la vie était bien faite, Wes Anderson se ferait écraser demain par un bus. Ou bien recevrait sur le crâne une bûche tombée d’on ne sait où qui lui ferait perdre à la fois la mémoire et l’envie de...

Lire la critique

il y a 8 ans

261 j'aime

36

Rashômon
Chaiev
8
Rashômon

Mensonges d'une nuit d'été

Curieusement, ça n'a jamais été la coexistence de toutes ces versions différentes d'un même crime qui m'a toujours frappé dans Rashomon (finalement beaucoup moins troublante que les ambiguïtés des...

Lire la critique

il y a 11 ans

251 j'aime

23

Spring Breakers
Chaiev
5

Une saison en enfer

Est-ce par goût de la contradiction, Harmony, que tes films sont si discordants ? Ton dernier opus, comme d'habitude, grince de toute part. L'accord parfait ne t'intéresse pas, on dirait que tu...

Lire la critique

il y a 9 ans

239 j'aime

74