Quand le story design remplace le storytelling, c’est pas beau à voir. Même quand Nolan n'est pas de la fête, Nolan arrive à nous la gâcher.
J’ai cru revivre Inception… Le même délire sans fin d’une réalité pas tout à fait comme on pourrait le penser, la mise en abîme facile d’un monde à l’intérieur d’un monde, des énigmes forcées pour maintenir le spectateur dans une ambiance mystérieuse…
Sauf que tout est forcé. On croit pas une seconde à cette histoire. Du moins, on entre pas du tout dans le jeu ou la tête de Di Caprio. Difficile de croire dès le début à cette histoire de policier qui vient enquêter sur une île de fou sur une disparition… tant l’enquête est rapidement mise de côté pour les délires paranoïaques, hallucinatoires, du personnage de Di Caprio.
Le but du récit ici semble clair : il veut nous dire dès le départ que c’est Di Caprio qui est fou et qu’il va devoir s’évader… de sa propre folie. Intéressant. Sur le papier. Sauf que c’est un peu comme essayer de se repérer dans un labyrinthe sans lumière ou… sans fil directeur. Tenter de sortir d’un casse-tête, c’est intéressant à partir du moment où on a une idée d’où il faut aller. Si on navigue à vue, c’est rien qu’un grand huit où les effets se suivent. Aucun enjeu.
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