8
le 10 oct. 2015
SuivreApocalypse Ñow
Ce qui fait de Denis Villeneuve, depuis maintenant quelques années, une véritable valeur sure du cinéma nord-américain, c’est qu’il est tout sauf un pur produit hollywoodien. Prisoners n’était pas...
Denis Villeneuve se balade encore, cette fois dans le thriller policier en mode the war on drugs, façon Traffic (en mieux). Montage, photo, musique et sound design exceptionnels pour créer une tension parfaitement maîtrisée qui ne s'arrête rarement. Vraiment, la scène du passage de la frontière, et celle du tunnel, c'est du grand grand ciné. Celle du bracelet sur la table de Jon Bernthal aussi.
Un thriller avec des personnages dessinés progressivement, parfois sans parole, juste avec des regards, des attitudes corporelles, une direction d'acteur finalement de très très haut vol.
Un film qui ne passe certainement pas le Bechdel test et dans lequel la seule femme se fait régulièrement bully à l'écran, et pourtant un film féministe avec le regard d'Emily Blunt dans ce monde d'hommes (ou de loups comme le dit Benicio) qui devient de plus en plus violent. C'est elle qui fait ressortir le propos du film : la guerre contre les cartels crée une violence supplémentaire au point qu'on ne sait plus qui finissent par être les véritables Sicario. Pas trop de time pour l'état de droit, ça torture allègrement des gens qui torturent eux-mêmes allègrement. Face à eux on a les Emily Blunt/Kate Mercer trop ovins pour réellement faire une différence et qui se mettent en danger plus qu'autre chose, et les Silvio, les petites mains sur lesquels on finit par rouler sans scrupule.
Josh Brolin très bon en CIA advisor sans scrupule, Daniel Kaluuya un peu transparent en FBI partner, Benicio del Toro dans un de ses meilleurs rôles en advisor mystérieux et complètement shady.
Créée
il y a 3 jours
Critique lue 4 fois
8
le 10 oct. 2015
SuivreCe qui fait de Denis Villeneuve, depuis maintenant quelques années, une véritable valeur sure du cinéma nord-américain, c’est qu’il est tout sauf un pur produit hollywoodien. Prisoners n’était pas...
7
le 26 oct. 2015
SuivreSicario c'est surement l'histoire d'une grosse attente et aussi d'un sentiment partagé lorsque l'écran s'est éteint. Partagé, très partagé même sur le coup. Sicario était plein de promesses, doté...
5
le 21 oct. 2015
SuivreLe moins qu'on puisse dire, c'est que le début du film ne ment pas sur la marchandise. La première demi-heure donne le ton : explosions, jeu d'acteur minimal, musique qui fait poiiinnng et volume du...
8
le 3 mars 2025
SuivreUn film assez unique, difficilement casable et donc très intéressant. Ca ressemble à un rise and fall classique avec les excès et les lumières de l'argent et une longue lutte sans espoir vers la...
9
le 6 nov. 2024
SuivreJe me souviens avoir été frustré par ce film au premier visionnage, notamment par la fin qui ne clôture pas toutes les intrigues que le film a développé (rédhibitoire normalement) et notamment la...
6
le 17 déc. 2023
SuivreBizarre choix que de réunir ces 2 nouvelles très inégales.Le Verdict n'est vraiment pas impérissable, on perd beaucoup à la traduction. On rentre difficilement dedans pour en sortir très rapidement.A...