En Résumé : Mais qui veut regarder ça ?! Parce que spoil : Vous allez voir des gens mourir en direct.
J'ai fait "l'erreur" de regarder ça alors qu'on était encore en pleine épidémie, sans traitement, touchés personnellement ou par les gens autour. On mourrait, on devait faire face à la mort alors qu'on était jeune, se poser des questions métaphysiques qu'on n'est pas censé se poser à cet âge là, devenir fatalistes ou ne pas penser à l'avenir, garder la tête haute pour les copains, pour pouvoir les accompagner, les enterrer.
Faut dire que j'ai pas vraiment choisi. J'étais chez un collègue pour un petit frichti. On a mis Arte, on a laissé naïvement se lancer ce programme, on n'a pas pu s'arrêter...
Est-ce que c'est voyeuriste, est-ce que c'est vital ? Moi je pencherai du côté vital de la démarche, pour qu'on sache et qu'on n'oublie pas. C'est un beau documentaire, une belle histoire d'amour.
Vous ne comprendrez peut-être pas le maquillage au début mais il y avait les stigmates du syndrome de Kaposi qui marquait ceux qui allaient sur la fin. On a tout oublié déjà il me semble... C'est pour ça que ce doc est important. C’est exactement ce qu’on vivait. Ni plus ni moins.
Ah, et c'est à cause de ce doc que je me fiche un peu de Philadelphia et que je suis un peu insensible à toutes les tentatives, pourtant louables, de reconstitution. Je crois qu'il n'y a que Dallas Buyers Club qui marche vraiment pour moi.
Une exception à ma règle de ne noter que ce que j'ai vu sur grand écran. Vu l'importance de la chose.
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10/10 pour l'importance et parce que c'est un bon documentaire. Mais en réalité on ne peut pas vraiment noter ce genre d'objet (un peu comme Shoa).
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