La qualité des décors est indéniable, cependant, le reste du film s'avère décevant. L'introduction, bien que quelque peu longue, présente efficacement les personnages durant sa première moitié. Toutefois, dès que le contexte évolue (après une attente prolongée, il est vrai), l'édifice si soigneusement construit s'effondre. L'originalité de l'utilisation de vampires plutôt que d'esprits dans ce genre de film est indéniable, mais de nombreuses incohérences et invraisemblances compromettent le potentiel initial. Les personnages font preuve d'un manque flagrant d'instinct de survie, allant même jusqu'à un comportement suicidaire. Dans ce contexte afro-américain, les antagonistes sont des vampires blancs... ainsi que l'agent immobilier... Le message est clair... La répétition systématique de ces schémas et de ces propos dans ses films finit par devenir lassante et agaçante ; c'est franchement maladroit et déplacé. Les vampires attendent passivement le lever du soleil, manifestant une absence notable d'instinct de survie. Le comportement du héros, au cœur d'une fusillade, est invraisemblable : il fonce tête baissée sans protection, tire avec une précision infaillible, encaissant une blessure sans douleur apparente. Le manque de crédibilité est flagrant. Le développement de l'intrigue concernant l'histoire de la guitare et le père des jumeaux reste imprécis et incomplet, son potentiel narratif n'étant pas pleinement exploité. Les scènes post-générique sont superflues et nuisent à la cohérence de la conclusion.